Vers les riveraines

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Ainsi les “riveraines” sont-elles un des noms possibles pour ce qui en manque. Un des noms pour ces choses qui ne se donnent pas à voir et se voient pourtant. Lueurs à entendre dans le tremblé des rives. Ces riens où trouve à se réancrer le vécu et le temps à se déplier à nouveau.

Format 14,5 x 20 centimètres
116 pages
Logo couverture Derez A Derez
Collection “ Fonds Poésie ”
Prix 13,50 €  12,82 €
(remise 5% liée à la vente en ligne)

 

UGS : 9782915120905 Catégorie :

Extrait

Après Avant la nuit (2003), Dans les ramas (2007), Vers les riveraines poursuit la marche entamée avec Comme des pas qui s’éloignent (1999).
Marche tâtonnante, les pas se touchant là où ils s’écartent, enjambées s’efforçant d’être attentives à ce qui vient au devant d’elles se découvrant, mot à mot. Où chemine l’écriture s’ouvrent les sentiers du temps : hier, aujourd’hui et demain s’y croisent, se perdent ici pour réapparaître plus loin. S’ouvrent les questions qui de l’homme sont le sol. Et le ciel.
Vers les riveraines est un livre dont la composition fait alterner textes en prose et textes en vers, donc des rythmes et des phrasés différents. Et tout cela pour que ça tienne : ponts, passerelles, passages.
Vers… l’idée est toujours celle d’un mouvement. Depuis Les Échappées réfractaires qui ouvrent l’ouvrage pour dire la résistance aux très hautes / fortes lumières, celles aveuglantes qui portent / trouent le monde vers ces Jours noirs qui le terminent sans le fermer, spirale de “parfum et musique”, couleur noire de l’inattendu et de “l’impossible vivant” (René Char).
Ainsi les “riveraines” sont-elles un des noms possibles pour ce qui en manque. Un des noms pour ces choses qui ne se donnent pas à voir et se voient pourtant. Lueurs à entendre dans le tremblé des rives. Ces riens où trouve à se réancrer le vécu et le temps à se déplier à nouveau.

Alain Freixe

La voix perdue des morts

Passé les murs éboulés, ma lanterne des morts n’est plus qu’un silence assombri par le vent. Un tas de pierres sans plus aucune trace des feux anciens.

Le grand cyprès noir a éteint ses branches et replié ses feuilles sur son bois. Il est droit. Vertical. Il est seul. Il se tait.

Muet, il est la langue des morts. Lettres rouillées à leurs fers démontés. Mousses sèches dans les marbres brisés de leurs noms.

Perdu aujourd’hui dans l’anarchie des lichens, des tombes défoncées, des ferrailles. Noyé sous les roses, la mort nous a abandonné un nom.

Je marche parmi des os. Des bruits à cru et à cri. Des paroles lointaines. Et qui pour les entendre ? Moi, je trébuche de tombes effritées en tombes ensablées, égaré dans les images jaunies à même les croix effondrées dans la rouille et les marbres cassés, vaincus par les mousses, les lichens et les herbes, pauvres et souveraines.
(…)

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Spécifications

ISBN

978-2-915120-90-5

EAN

9782915120905

ISSN

2117-5470

Collection

Fonds poésie

Format

14,5 x 20 cm

Pages

116

Prix

13,50 €

Dépôt légal

3ème trimestre 2013

Auteur

Alain Freixe

Editeur

L'Amourier éditions