Comme un chemin qui s’ouvre

14,00 13,30


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Alors émanent dans le souffle les fulgurances de l’imprévisible, les tremblements du corps, le lancinement d’anciennes douleurs refoulées dans les soutes de la mémoire.

Format 14,5 x 20 centimètres
Pages 130
Logo couverture Derez A Derez
Collection “ Fonds Poésie ”
Prix 14,00 €  13,30 €
(remise 5% liée à la vente en ligne)

Catégorie :

Extrait

Ces textes se sont invités à mes marches en solitaire, écrit Michel Diaz dans son avant-propos. Marches entreprises sans contrainte, mais dans une inattendue et urgente nécessité, et qui, de soi à soi, finalement, se révèle être un lent retour. Avec un autre visage.
Les marches de Michel Diaz l’arrachent toujours à ce qu’il y a d’orienté, de connu dans les déplacements, les simples promenades. L’auteur dit être pris, en marchant, dans un rythme qui ouvre l’air à l’espace. Alors émanent dans le souffle les fulgurances de l’imprévisible, les tremblements du corps, le lancinement d’anciennes douleurs refoulées dans les soutes de la mémoire. Il faudra s’enfoncer dans de longs silences pour qu’une parole, inaudible rumeur, advienne en poésie…

Ces longs flocons qui tombent, je suis seul à pouvoir les entendre.
Comme je suis seul aussi à entendre ces lents éclairs, ces lentes minutes, ces lentes secondes, et ces toujours plus lourds et longs instants, et ces patientes plantes qui descendent, l’une après l’autre, les imperceptibles degrés du temps.
Que disent-ils, que cherchent-ils au fond de ma mémoire, lisse à sa surface comme une eau sans défaut ?
Ce souvenir, quand je pourrai le boire, me mènera si loin que je n’aurai plus peur de la nuit qui nourrit la racine des fleurs et la chevelure invisible des arbres.

Me faudrait-il, longtemps encore, poursuivre la chimère d’un chemin sans ornières et sans fin?…
Ou seulement marcher, toujours, grimpant vers le couchant, n’être qu’un trait sur l’horizon, redescendre parmi les pierres sur un chemin rugueux où la lumière aussi perd pied? Vers une nuit que l’on n’arrive pas à contourner, vers une maison grise au toit croulant, comme celle-là, rencontrée, au bout de l’étape, piteux refuge de fortune mais dont la porte étroite, on le sait bien, s’ouvre sur les envers du temps.
Quel chemin ne s’achève pas en chemin perdu, comme on creuse sa nuit sous le feu d’une étoile ironique? Comme on creuse au-delà du miroir et sous la racine des arbres, et sous la pesanteur des pierres ?
Quel chemin ne s’achève pas tout au fond d’un couloir sur une porte simple, sans verrou ni loquet, et que personne – sinon nous – ne poussera jamais ?

À quoi bon, alors, tous ces mots, tant de mots, la plupart inutiles ? Juste pour déplacer l’ombre un peu, l’ombre trop lourde qui écrase ? Juste pour avancer un peu plus vers là-bas, marchant en équilibre sur un fil d’abîme ?

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Spécifications

ISBN

978-2-36418-053-6

EAN

9782364180536

ISSN

2117 – 5470

Collection

Fonds poésie

Format

14,5 x 20 cm

Pages

130

Prix

14,00 €

Dépôt légal

1er Trimestre 2019

Auteur

Michel Diaz

Editeur

L'Amourier éditions


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